Apprendre une langue quand on est paresseux

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Les vacances approchent. On se sent peut-être un peu moins motivé. Un peu moins à 100%, la patate et tout et tout. Le repos est nécessaire. Apprendre une langue requiert de la motivation et un esprit à 1000 à l’heure. Alors comment faire quand on s’ approche de cet état ? Quand la paresse se rapproche à grand pas ? On va voir ça tout de suite, comment apprendre une langue quand on est paresseux. 3 astuces pour apprendre plus vite.

 

 

Collaboration avec votre cerveau

 

La paresse : complice de votre cerveau

Effectivement, quand on est paresseux, on aime faire les choses rapidement et vite passer à autre chose. Je n’utilise pas “paresseux” au sens négatif du terme. À l’inverse, je pense que quand on devient paresseux, justement on cherche des moyens intelligents pour obtenir un même résultat en moins de temps.

Pourquoi y passer 3 heures quand le même résultat peut être obtenu au bout d’1 heure 30 ? Alors l’idée est de trouver des astuces qui font gagner du temps. On va  travailler en collaboration avec votre cerveau et votre mémoire. On va essayer de les comprendre et suivre leur fonctionnement.

 

Connais-toi toi-même

Si on veut collaborer avec notre cerveau pour apprendre plus vite, alors oui il faut se connaître ! Cet adage n’est pas le plus ancien pour rien. Se connaître permet de gagner beaucoup de temps. C’est du sens commun mais il est bon de le rappeler. Quand vous connaissez votre fonctionnement interne, vous êtes le roi du monde.

Car vous pouvez travailler sur ce qui fonctionne pour vous. Et ce, pas seulement dans les langues étrangères. Mais nous allons rester focus sur l’apprentissage des langues pour le moment.

Par exemple : trouvez le meilleur moment pour apprendre : le moment où vous allez assimiler. Pour moi, c’est le matin, ou juste après le sport. 30 minutes de russe le matin serait l’égal du double le soir. Pourquoi alors perdre une heure ?

Comment savoir quand est le meilleur moment ? Il faut tester. Essayez à différents moments et mesurer les résultats. Puis appliquez ce qui fonctionne le mieux.

Dans cet alignement, on va s’appuyer sur notre mémoire. Notre BFF (best friend forever) avec les langues. C’est ce qu’on voit tout de suite.

 

Connaître sa Mémoire

 

On va travailler main dans la main avec notre mémoire. On va lui donner ce qu’elle veut pour être efficace. Il existe 3 sortes de mémoire. L’idée est de savoir laquelle est la vôtre, et travailler avec elle. Pour utiliser votre mémoire à son plein potentiel, je vous conseille cet article ici.

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Visuelle

La mémoire visuelle permet de se souvenir d’un mot que vous aurez vu sur un cahier, surligné en rose. Votre mémoire se souviendra en 1er de son emplacement sur le cahier et sa couleur, avant de se souvenir du mot. Perso, je travaille essentiellement avec cette mémoire. J’ai besoin d’écrire et de voir les mots écrits. Si un ami m’épelle un mot, je n’arrive pas à le voir. J’ai besoin de l’écrire pour le visualiser et le mémoriser.

Auditive

La mémoire auditive, c’est quand vous vous souvenez de ce que vous entendez. Par exemple : si vous écoutez des podcasts et que vous arrivez à vous souvenir facilement des phrases ou mots de vocabulaire, alors c’est super ! Car avec les podcasts, vous pouvez en écouter tout le temps partout. J’aurais aimé que ma mémoire auditive soit plus développée. J’écoute malgré cela des podcasts pour la compréhension, mais je ne base pas l’essentiel de mon apprentissage sur l’audio. Après avoir écouté un podcast, j’ai besoin d’écrire les mots entendus.

Kinesthésique

Le kinesthésique apprend par l’action et l’expérimentation. Il a besoin de bouger, de se retrouver en action. Il a besoin d’exemples et de cas concrets. Je me retrouve bien aussi, dans cette catégorie. Ce qui fonctionne pour le kinesthésique est d’apprendre en bougeant. Pour l’apprentissage d’une langue : l’idéal serait de mêler la pratique>parler avec un natif régulièrement tout en marchant.

La pratique est déjà une excellente astuce, mais cela sera encore plus satisfaisant pour le kinesthésique.

Vous êtes-vous retrouvé dans l’un de ses profils ? Une fois que vous savez, misez l’essentiel de votre apprentissage dessus. Vous allez gagner beaucoup de temps.

 

 

Astuces de mémorisation indispensables

 

Pour aller encore plus loin avec la mémoire, il existe des astuces indispensables à connaître quand on apprend une langue.

 

La mnémotechnie

Arrêtez d’apprendre par cœur et recracher tout sur une feuille d’exam. Aucun intérêt sur le long terme. Apprenez intelligemment. Pour cela, la mnémotechnie vous sera d’une grande aide. C’est le fait d’associer des idées pour mieux mémoriser. La mémoire adore faire des connexions. Ajoutez-y de l’humour, de l’improbable, du saugrenue, de l’émotionnel et votre mémoire sera aux anges.

Par exemple : n’apprenez pas une liste complète de vocabulaire, votre mémoire en a horreur.  Préférez raconter une histoire. On va mémoriser le mot “flesh” en anglais :  à quoi vous fait penser ce mot ? Il signifie la chair (= la peau). Allez, je vous laisse réfléchir….On peut associer ce mot à “flèche” en français. Alors on va imaginer qu’une flèche transperce ma peau. Cette image restera gravée dans la mémoire. Inutile de réviser 10 000 fois ce mot.

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Pour plus d’infos sur la mémoire, vous pouvez consulter la chaîne de Pierre Yves Ponce, sur Potion de vie. Cet exemple, vient de lui. Mais vous pouvez en inventer pleins d’autres.

 

Phrases en contexte

Apprendre la liste complète des fruits rares est une très mauvaise idée. La mémoire n’aime pas les listes. Et encore moins les listes par thématique et sans contexte. Elle préférera apprendre des mots dans un contexte que dans une liste. Alors faites marcher votre imagination.

Créez des histoires autour des mots de vocabulaire. Imaginez-vous dans la situation. Par exemple : j’avais du mal avec le mot quatre en russe, alors j’ai fait une phrase “Bonjour, je m’appelle Lauriane et j’ai quatre an, désolée c’est le seul chiffre que je connaisse”. Cette phrase m’a fait rire (j’avoue que ce n’est pas le summum du rire, je n’attends pas d’oscar) mais j’ai réussi à enfin mémoriser “quatre”.

 

Enseigner

Une super technique hyper puissante est le fait d’enseigner. Expliquez à quelqu’un ce que vous avez appris. Cela permet de structurer votre pensée. De voir ce que vous avez vraiment compris ou pas. Et le fait de l’expliquer à quelqu’un vous met en situation (top pour les kinesthésiques), il y a une dose d’émotionnel car vous associez un visage, la mémoire adore. Si vous n’avez personne à qui en parler, j’explique comment faire ici.

 

J’espère que ces astuces repousseront les démons de la paresse et vous aideront à persévérer dans votre apprentissage malgré les vacances. N’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé dans les commentaires en dessous.

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