7 erreurs quand on apprend le russe

7 erreurs apprend russe

 

Article invité rédigé par François Trésorier du blog super Apprenant, c’est un expert de la mémoire. Pratique, quand on apprend une langue, n’est-ce pas ?!  Nous parlons aujourd’hui de la langue russe, hey oui encore ^^Il va nous aider en nous proposant 7 erreurs à ne pas commettre quand on apprend le russe. Je vous laisse entre de bonnes mains 🙂

7 erreurs quand on apprend le russe

 

L’été est de retour, le soleil brille ! Ça donne envie de voyager, de prendre un billet d’avion direction un territoire inconnu ! Vous recherchez l’aventure ? La découverte ? Le dépassement de soi ? Alors, pourquoi ne pas partir à L’Est ?

Pourquoi ne pas sortir des sentiers battus et oser fouler les terres d’un monde intrigant et mystérieux ? Pourquoi ne pas oser s’aventurer dans l’un des pays de l’ancien bloque soviétique ?

Mais voilà, je tiens à être franc, même si le français a eu son heure de gloire et que l’anglais se répand doucement, vous passerez à côté de quelque chose d’exceptionnel si vous n’avez pas quelques notions de russe.

Mais au fait, vous vous demandez sûrement qui je suis ? Alors, moi c’est François, je suis derrière le site super Apprenant et le Podcast « Aux Frontières du Possible » où j’aide les gens à apprendre mieux et à booster leur mémoire. Mais aussi, ce qui vous intéresse sûrement plus, je parle couramment russe et j’ai vécu plusieurs années en Ukraine.

J’étais donc super enthousiaste quand Lauriane m’a proposée d’écrire un article invité à propos du russe ! Je vais donc essayer de vous éviter de faire les mêmes erreurs que moi pour que vous puissiez approcher cette langue beaucoup plus sereinement ! Voici donc maintenant les 7 erreurs à ne pas commettre quand on apprend le russe.

Mais juste avant, vous voudrez sans doute découvrir les 3 piliers de la réussite quand on apprend une langue.

 

1/ Ecouter les “on dit “

 

Impossible d’apprendre le russe ?

Le russe c’est impossible à apprendre ! T’as vu l’alphabet ? En plus il caille là-bas et les gens ne sont pas très sympas !

Apprendre le russe c’est un peu comme partir à l’aventure. Comme toutes les aventures, il y aura toujours des gens pour vous barrer la route ! Alors, avant d’annoncer fièrement à tous vos ami(e)s que vous allez apprendre le russe, prendre un traîneau et partir sur les traces de Tolstoï, il faut être un minimum armé et avoir quelques arguments en sa faveur pour éviter de se faire saper la motivation par des clichés  !

Soyons clairs tout de suite, le russe ce n’est pas facile, mais c’est loin d’être impossible. Si vous avez les bonnes techniques, la bonne approche et une motivation réelle, vous aurez toutes les chances d’atteindre votre objectif !

 

Faux !

Je vais même aller plus loin, l’alphabet peut s’apprendre en 2 ou 3 heures. >Lauriane : je confirme, c’est le temps que ça m’a pris, je vous en parle dans le défi russe 365 ici.

L’été il fait chaud comme chez nous (enfin ça dépend où, c’est grand quand même !) et même si les Russes, les Ukrainiens et les Slaves sont un peu froids au premier abord, c’est parce qu’ils n’aiment généralement pas les relations superficielles. Osez briser la glace et vous vous ferez de vrais ami(e)s pour la vie !

Restez donc à distance de tous ces “on-dit” infondés et basés la plupart du temps sur les films américains des années 80-90 où les méchants étaient toujours les Slaves.

Parler russe vous donnera accès à un monde fascinant ! Alors, ne passez pas à côté de la chance de vivre l’aventure avec un grand A !

 

2/ Se fixer des objectifs trop élevés

 

Parler russe couramment, oui c’est possible ! Attention toutefois à savoir quelle est votre définition de « couramment ». Même si vous pourrez arriver à comprendre en quelques mois ce que la plupart des gens disent, il sera très difficile de lire des romans en russe ou de comprendre des sujets délicats comme la politique. Alors avant de commencer, fixez-vous un objectif atteignable : voulez-vous voyager, être capable de communiquer dans la plupart des situations de tous les jours ou voulez-vous lire l’intégrale de Guerre et Paix dans sa version originale et écrire des poèmes à la Pouchkine ? Le choix est à vous, la différence, elle, se compte en dizaine de milliers d’heures !

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :   Comment j'ai échoué à apprendre une langue ?

 

3/ L’Alphabet cyrillique aïe aïe aïe

 

Bien souvent, l’alphabet est la principale barrière qui empêche les gens de franchir le pas et d’apprendre le russe.

Mais ne vous y méprenez pas, l’alphabet cyrillique sous ses airs exotiques et insurmontables est beaucoup plus simple à assimiler que vous ne le pensez ! Il suffit généralement de 2 ou 3 heures pour en venir à bout et pouvoir déchiffrer ses premiers mots ! Oui, vous avez bien lu, seulement 2 ou 3 heures sont suffisantes ! Ça n’a rien à voir avec des langues comme le chinois Mandarin ou le japonais où il faut en moyenne connaître plus de 2000 caractères pour pouvoir lire le bulletin météo ! L’alphabet cyrillique ne comprend que 33 lettres ! 33 comparés à 2000 ce n’est pas si effrayant que ça.

Pour apprendre l’alphabet cyrillique rapidement, essayez simplement de déchiffrer et reconnaître et ces quelques mots  :

Париж – Paris

Суп — Soupe

Театр —Théâtre

Тротуар —Trottoir

 

Lauriane : je confirme, j’ai été très surprise d’apprendre l’alphabet cyrillique en quelques heures. Petite astuce, je l’ai appris le soir en allant me coucher, et le matin en me réveillant > pour faciliter la mémorisation 🙂

 

4/ Apprendre les déclinaisons à travers des tableaux

 

Une des plus grandes difficultés pour nous francophones est le système de déclinaisons russes.

Je ne vous cache pas que ce n’est pas facile et je fais moi aussi encore beaucoup d’erreurs ! Mais la plus grosse, c’est d’avoir commencé par apprendre les déclinaisons au travers des tableaux de déclinaisons comme celui-ci :

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C’est une approche complètement inefficace, mais ça, malheureusement je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite. J’avais tellement de difficulté pour les mémoriser que j’avais affiché ces tableaux partout sur le mur de ma chambre. Je pensais que les avoir en permanence sous les yeux m’aiderait à les assimiler plus facilement. Un jour une amie suédoise qui parle couramment russe est venue me rendre visite. Quand elle a vu tous ces tableaux, elle m’a dit que j’étais complètement fou. Que ça ne servait à rien ! La plupart des Russes n’apprennent pas de cette manière, ils apprennent à utiliser les déclinaisons par le contexte ! En fait, 80 % du système de déclinaisons russes peut-être synthétisé en quelques phrases comme celle-ci :

M-  Я даю книгу этому новому студенту.

Je donne un livre à ce nouvel étudiant.

Voilà, c’est aussi simple que ça ! Personnellement, j’ai perdu 3 ou 4 mois à me torturer les méninges pour rien. Ne faites pas la même erreur ! Apprenez par le contexte ! Utilisez des phrases clé un peu comme vous utiliseriez les pièces d’un puzzle et adaptez-les à vos besoins !

 

5/ Être perfectionniste

 

Être perfectionniste est autant une qualité qu’un défaut. Mais quand on parle d’apprendre le russe, c’est un gros défaut ! Je tiens à être franc avec vous, même avec un niveau très élevé et après avoir vécu des années dans un pays russophone vous ferez toujours des erreurs de déclinaisons, de prononciation et de grammaire ! J’en fais d’ailleurs moi-même encore beaucoup et ce, malgré moi. Mais ne vous inquiétez pas, c’est tout à fait normal, même les Russes en font ! Parler parfaitement russe est impossible, c’est une langue beaucoup trop complexe et riche pour ça. Vous devez donc être conscient que vous n’allez jamais vraiment le parler parfaitement !

Ne perdez pas votre temps à essayer de toujours utiliser la bonne déclinaison, forme de verbes ou accentuation.

Au début de mon apprentissage, moi aussi je voulais être parfait. Je construisais même toutes les phrases que je voulais dire à l’avance dans ma tête. Si j’avais un doute sur un point de grammaire ou de déclinaison, je me bloquais et ne parlais tout simplement pas. Ne faites pas cette erreur, ne vous censurez surtout pas, parlez comme vous le pouvez, avec vos défauts, mais parlez quand même, encore et encore. C’est seulement quand j’ai décidé de parler, malgré les erreurs, que j’ai progressé très rapidement !

La grammaire russe est à l’image de son paysage : sauvage et hostile, alors n’attendez pas le dégèle ! Allez-y, lancez-vous maintenant ou vous risquez de passer à côté d’une belle aventure !

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :   [Espagnol] Comment apprendre l'espagnol ?

 

Copie de Copie de Copie de Copie de WINNER ATTITUDE

Vous devez donc être conscient que vous n’allez jamais vraiment le parler parfaitement !

 

 

6/ Ne pas sélectionner un vocabulaire adapté

 

Bien qu’il y ait beaucoup de mots en russe issus du français ou internationaux, le russe est une langue très riche et précise. Elle comprend donc énormément de synonymes et de variations pour dire à peu près la même chose.

Connaître de nouveaux mots a toujours quelque chose d’excitant. Je me souviens, au début, j’étais très fier quand je fermais un livre et que je venais de mémoriser un nouveau mot. Mais bien souvent, je déchantais rapidement quand je ne comprenais rien à ce qu’une personne racontait :

« — Mais je viens d’apprendre que “souhaiter” ça se disait “JELAT” en russe ? Alors pourquoi tu utilises ce mot ?

– Bah c’est la même chose, c’est juste un synonyme ! »

Pour éviter de vous retrouver vous aussi dans cette situation, vous devez faire attention à une chose : commencez toujours par apprendre les mots les plus usités et pertinents par rapport à votre situation. Ne faites pas comme moi, n’apprenez pas des synonymes que l’on trouve seulement dans des livres d’histoire !

Pertinent, Adapté, Usité voilà les trois adjectifs qui doivent guider votre choix !

 

7/ Mémoriser sans techniques appropriées

 

J’ai une mauvaise mémoire ?!

De toutes les difficultés que j’ai rencontrées lors de mon aventure avec le russe, je dirai que la plus grande est la mémorisation de nouveaux mots ! Comme je l’ai dit, le russe est une langue très riche et donc pour le parler et le comprendre convenablement, il faut connaître un nombre important de mots.

Malheureusement, ce n’est pas une chose facile quand on pense avoir une mauvaise mémoire ! À l’époque, j’étais persuadé que j’avais une mauvaise mémoire ! À chaque fois que j’arrivais enfin à mémoriser un nouveau mot après l’avoir répété des dizaines et des dizaines de fois dans ma tête, encore et encore, il suffisait de quelques heures ou pire quelques minutes et j’avais tout oublié !

Pour moi mémoriser était une véritable torture, je détestais ça, je passais de longs trajets en train avec une liste de vocabulaire sous les yeux.

Je me disais, allez, tu dois mémoriser ces 20 mots avant d’arriver à destination, il te reste 6 heures ! Mais malheureusement, je n’atteignais presque jamais cet objectif.

 

Bah non ! Juste une mauvaise méthode

Mais un jour à force de recherches, de lectures et d’expérimentations, j’ai découvert la solution.

Des hommes sont capables, grâce à des techniques peu connues, de mémoriser des tonnes et des tonnes d’informations en quelques minutes !

Je me suis donc dit que si des personnes arrivent à mémoriser un amas aussi important d’informations en si peu de temps, je pourrai sûrement utiliser les mêmes techniques pour mémoriser de nouveaux mots russes. C’est ce que j’ai fait, j’ai adapté toutes ces techniques à l’apprentissage du vocabulaire et j’ai réussi rapidement à mémoriser des centaines de nouveaux mots ! Ce sont toutes ces techniques que j’enseigne aujourd’hui !

Ne faites donc pas encore une fois la même erreur que moi, utilisez des techniques appropriées pour vous éviter les maux de tête et enrichir votre vocabulaire plus rapidement !

 

On dit quoi ? Merci 🙂

 

Voilà, j’espère que ces quelques conseils vous seront utiles. Personnellement, ces astuces m’auraient évité bien des maux de tête et m’auraient fait gagner un temps considérable. N’hésitez donc pas à les utiliser sans modération !

Merci encore à Lauriane pour cette invitation et j’espère avoir su inciter en vous le désir de sortir de votre zone de confort, partir loin des sentiers battus et osez l’aventure à l’Est. Croyez-moi, vous ne le regretterez pas !

Lauriane >Un grand SPACIBO à François pour cet article de qualité. J’ai encore beaucoup appris et suis ravie de lire ses conseils en plein apprentissage du russe.

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