7,5 étapes primordiales pour apprendre une langue

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Il est facile de vouloir apprendre une langue. Mais c’est une autre histoire quand il s’agit d’agir. Combien de fois avez-vous déjà essayé d’apprendre une langue ? Hum plusieurs fois déjà :/ Rassurez-vous, vous n’êtes pas seul dans ce cas.

Nous avons tous, ou presque déjà commencé l’anglais, puis abandonné, puis repris plus tard. J’ai réussi à apprendre le portugais à la 3ème tentative. Il existe de multiples raisons à ces abandons à répétitions.

On ne sait pas par où commencer, on a peu de temps dans nos vies, on manque de discipline, on perd la motivation. Ces facteurs d’échec s’expliquent très simplement. Et, je vais vous donner la réponse immédiatement. Il ne vous manque qu’une seule chose : un plan d’étude.

Oulahlah nooon ne partez pas tout de suite. Ça ne fait pas peur en vrai. Ce que je veux dire par là, c’est que pour être sûr de réussir dans son projet, il faut savoir le préparer en amont. Avoir un fil rouge.

Vous n’allez pas aller au fin fond de Pétaouchnok (ahah je découvre l’écriture de ce mot) dans votre jolie Twingo bleue sans GPS , n’est-ce pas ? Pour les langues, c’est la même chose. Vous allez dans un trou paumé, donc vous avez besoin d’un guide.

C’est pourquoi, je vous livre aujourd’hui les 7,5 étapes primordiales pour apprendre une langue. Un planning simple et progressif pour bien démarrer.

Cet article a été réalisé dans le cadre de l’événement « Des blogs et des Langues » sur le thème : “Comment s’organiser pour apprendre une langue” Retrouvez tous les autres blogueurs ayant partagé leur point de vue sur le blog Allemand Malin, d’Arnaud Fuchs.

1-Choisir ses ressources

Vous avez pris la résolution d’apprendre une langue. Félicitations, c’est un beau projet ! Et je suis ravie de pouvoir vous aider Smile

La première étape avant de vous lancer est de faire un choix de ressources. Mais que choisir parmi les possibilités existantes ?

Je vous recommande d’en choisir plusieurs et de vous laisser un laps de temps pour les tester. Une à deux semaines.

À la fin de cette période, vous définirez celles que vous préférez. Et, vous les intégrerez dans votre routine des langues.

C’est important de travailler avec des outils qui vous plaisent. Ils feront partis de votre quotidien alors faites en sorte d’y trouver un intérêt, pour y revenir plus facilement. Si vous n’aimez pas une certaine application, laissez tomber, car il sera plus difficile de se motiver.

Personnellement, j’ai opté pour 2 applications Mondly et HelloTalk pour pouvoir travailler partout et n’importe quand, la méthode Assimil en version papier et le site Italki pour dialoguer avec un natif.

Lire aussi : cet article qui révèle 3 applications pour apprendre l’anglais dont personne ne vous parle

Pensez à diversifier vos ressources afin de varier les plaisirs, mais surtout pour éviter la redondance.

Par exemple, choisissez une application pour mémoriser le vocabulaire comme Mosalingua, une autre pour chatter comme HelloTalk, une autre comme Babbel pour la leçon du quotidien. Veillez à ce qu’elles aient des fonctions différentes.

Mais attention à ne pas tomber dans le piège de l’accumulation de ressources. En avoir trop et ne plus savoir où donner de la tête. Préférez en avoir 1 ou 2 mais soyez régulier.

2- Préparer ses ressources

Après avoir testé toutes les ressources ou presque. Vous avez une meilleure idée de ce qui existe et ce qui vous plaît.

Vous êtes maintenant libre de choisir vos nouveaux jouets pour les intégrer dans votre routine des langues. Non seulement, vous savez avec quels outils vous allez mener votre apprentissage, mais vous allez aussi les stocker à portée de main.

Ce conseil a l’air bêbête. Mais, il est très utile.

Si vous êtes sur le point de bosser vos langues, mais que vous devez aller chercher votre carnet à l’étage, puis un stylo dans le tiroir de la cuisine et votre magazine d’anglais dans votre chambre, cela signifie que vous êtes à 3 étapes avant de vous y mettre. Et, devinez le risque ?

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :   Quel plan d'actions (de la mort) pour vaincre sa peur de parler ?

“Pouuf trop d’étapes, j’ai la flemme”, et vous ne le faites pas. Booouh. Alors que, si tout votre matériel est prêt en avance, accessible, toujours au même endroit, le chemin sera plus court. Et, vous aurez plus de chances de ne pas faire sauter ce créneau.

J’ai testé cette méthode avec mon copain pour l’aspirateur, je le laisse en évidence dans le couloir mais bouuuh pas efficace.

3-Définir un créneau

La régularité

Une fois que vous avez choisi vos armes, il faut choisir votre “quand”. Mais avant, laissez-moi vous faire un rappel extrêmement important. Ce qui fait le succès d’un apprentissage, c’est la régularité. Il s’agit d’apprendre tous les jours.

Rassurez-vous si vous avez un agenda de ministre, une famille à gérer, une boîte à faire tourner, un mari à nourrir, ça ne vous empêchera pas d’apprendre une langue. Il s’agit simplement d’organiser son temps autour de votre rythme de vie. D’ailleurs, j’ai rédigé un guide pour vous, qui vous indique comment trouver le temps d’apprendre une langue malgrè une vie de dingue, ici.

Je ne vous demande pas d’y passer 4 heures par jour, ce serait super pour progresser rapidement, mais peu cohérent avec nos rythmes de vie.

Si vous bossez 15 minutes par jour, c’est déjà très bien. Mais, rappelez-vous qu’il faut le faire tous les jours.

N’envisagez pas de vous y mettre 4 heures tous les samedis matin, car le petit fait la sieste à ce moment-là, c’est le chemin sans issue, à coup sûr. Il sera plus efficace d’y consacrer 15 minutes par jour pendant 7 jours qu’une fois 4 heures par semaine.

Un créneau

Vous allez maintenant décider d’un créneau d’apprentissage.

Je vous vois venir, avec vos “je verrai au jour le jour”, vous pouvez tester cette méthode si vous le souhaitez, mais revenez me donner les résultats dans 6 mois.. Partir sur ce pied là, signifie que votre apprentissage ne sera pas prioritaire sur votre to-do list.

Vous savez ce qu’il arrive à ce genre de non priorité ?

On les reporte au lendemain, grand mouvement de mode en ce moment, c’est ce qu’on appelle la procrastination.

Pour ne pas vous faire emporter dans cette vague, je vous recommande de choisir un moment propice dans votre journée pour le dédier à votre projet.

J’ai, par exemple, choisi de travailler mon allemand le matin au réveil, ainsi je suis sûr d’avoir rempli mon objectif mais en plus, je ne me pose pas de question, je sais qu’en me levant, juste après mon petit-déj, c’est allemand.

C’est devenu mon rituel. Et, je ne déroge pas à cette règle. J’avance petit à petit vers mon objectif sans y consacrer des heures chaque jour.

Avoir une routine est hyper-méga important d’sa mère. Je hais tout ce qui est routinier, je fuis ce système, je me lasse de ma vie tous les 6 mois, c’est vous dire.

Mais dans les langues, paradoxalement, je sais m’y conformer car je sais que c’est efficace. Si ce sujet vous intéresse, je vous conseille le livre de Charles Duhigg, Le Pouvoir des Habitudes.

4- Définir une durée

Votre plan d’actions se construit. Une fois que vous avez choisi votre créneau, il faut savoir combien de temps vous avez pour étudier.

Il est important de minuter son créneau pour être sûr d’accomplir son objectif. Votre emploi du temps est assez chargé, on ne va pas le sur-charger inutilement.

Alors, si vous savez que vous pouvez travailler pendant votre pause dèj. , définissez votre durée d’étude dédiée à la langue. Est-ce une heure, 30 minutes ou juste 10 minutes ?

Peut-être que lundi est une grosse journée est que vous n’avez que 10 minutes, très bien, notez-le sur votre to-do list hebdo en face de lundi, si mercredi est plus calme, peut-être que vous aurez 30 minutes. Formidable.

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Le fait de l’écrire en amont, prépare votre cerveau. Il l’accepte et le jour J, vous ne vous posez pas de questions. Vous appliquez sans hésitations.

Je vous dis cela, car ces 5 secondes d’hésitation sont très dangereuses pour la bonne réalisation de votre tâche. Je vais bientôt publier un billet à ce sujet.

D’ailleurs, si vous souhaitez être informé de la publication des nouveaux articles, n’oubliez pas de m’indiquer votre e-mail ici (vous recevrez en prime le bonus).

Mais pour les plus pressés d’entre vous, vous pouvez déjà lire le livre de Mel Robbins, The 5 second rule.

5-Définir un endroit

La suite logique de cette planification, vous allez choisir un endroit dans lequel vous êtes au calme. Un endroit où vous êtes bien. Mais surtout, où vous ne serez pas interrompu.

Si vous n’avez que 10 minutes dédiées à votre anglais, et subissez les interruptions du bébé ou du mari toutes les 2 minutes, votre créneau sera vite diminué.

6- Planifier un objectif : étape primordiale pour apprendre une langue

Vous savez comment et avec quoi vous y allez, mais il serait bien de savoir où vous allez, n’est-ce pas ?

Pour que votre projet perdure dans le temps, il faut lui donner un objectif. Il faut savoir ce que l’on va chercher.

Ou plutôt, fixer plusieurs objectifs à différentes échéances : à court et long terme.

  • Objectif à long terme :  c’est votre objectif final, c’est ce que vous voulez atteindre. Est-ce savoir baragouiner en espagnol pour survivre pendant votre prochain voyage au Costa Rica ? Est-ce savoir parler anglais à un niveau C1* pour pouvoir négocier des contrats avec vos clients ? *C’est un niveau de langue défini par le cadre européen commun de référence –CECRL-
  • Objectif à court terme : c’est un objectif fixé à une semaine qui vous poussera à agir. Cet objectif vous obligera à vous mettre au boulot. Par exemple, “dans une semaine, je veux être capable de me présenter et parler de mes goûts”. Avoir cette perspective en vue, donne l’orientation de votre apprentissage de la semaine. Vous allez travailler en vue de cet objectif. Ainsi, la semaine suivante, vous pourrez passer à autre chose et avancer progressivement vers l’objectif final.

7- Planifier une échéance

Planifier un objectif c’est bien, planifier une échéance c’est mieux. Ou plutôt complémentaire.

Si vous décidez de savoir parler anglais comme la reine d’Angleterre, il est mieux de savoir quand ? Si vous vous laissez un créneau de 3 ans, le risque de la procrastination va s’abattre sur vous en deux deux.

Pensant que vous avez le temps, vous remettrez au lendemain et n’avancerez pas.

Si à l’inverse, vous vous fixez une échéance à 6 mois par exemple, légèrement plus courte que prévue, cela va stimuler votre motivation.

Il sera plus facile de vous mettre au boulot.

7,5 – Écrire

Notez votre plan d’actions sur une feuille de papier, c’est votre business plan des langues. Votre marathon devra suivre ce plan.

Le fait de l’écrire vous aidera dans sa réalisation.

Brian Tracy, dans son livre No Excuses, indique qu’écrire son objectif sur une feuille de papier, multiplie par 10 nos chances de réussir.

Je conviens que ce plan d’actions peut effrayer, surtout pour les moins organisés d’entre nous. Mais avant de prendre la fuite, soyez un bon sceptique pour reprendre les termes d’Olivier Roland, et testez. Si ça ne fonctionne pas pour vous, alors nous pourrons voir ensemble si une autre méthode pourrait s’adapter.

Et vous, quelle est votre méthode pour débuter dans une langue ? Je serais curieuse de découvrir vos astuces Winking smile

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