éliminer ses blocages mentaux

Blocage mental dans l’apprentissage d’une langue : comment le surmonter ?

J’ai eu la chance immense de recevoir Luca Sadurny, co-fondateur de MosaLingua, en Masterclass ! Je vous parle souvent de son application ultra chouette pour apprendre une langue. Mais que faire quand on est confronté à un blocage mental dans l’apprentissage d’une langue ? Luca nous donne 4 exemples de blocages psychologiques et leur solution pour les surmonter. Perso, je trouve que ces conseils sont particulièrement inspirants. Lisez-les vite et découvrez comment passer à l’action AUJOURD’HUI !

Blocage mental n°1 dans l’apprentissage des langues : le manque de confiance en soi

 

Comment travailler sur son manque de confiance en soi pour réussir à apprendre une langue ?

 

Se détacher de ses étiquettes et de faire table rase des échecs passés

 

Toute notre vie, on nous a collé des étiquettes dans le dos. Vos parents disaient peut-être de vous que vous êtes « timide », « impatient » ou même « pas fait pour les langues » La vérité, c’est que ces expressions ont construit ce manque de confiance et vous pensez qu’elles vous définissent.

 

À force de vous les répéter depuis des années, elles vous collent à la peau. Je suis certaine que vous êtes bien plus que ces mots ! La solution, c’est de vous débarrasser de ces croyances limitantes qui ne vous définissent pas. Partez à la découverte de vous-même, vous serez certainement surpris de ce que vous découvrirez sur le chemin et des ressources que vous détenez en vous-même !

 

Luca Sadurny nous explique qu’il était fâché avec l’anglais parce que c’est la méthodologie scolaire qui ne lui convenait pas. Il a changé de formule pour apprendre le français : il a privilégié l’oral. Aujourd’hui, il parle 8 langues et les apprend toujours avec autant de plaisir ! Il était pourtant convaincu qu’il n’y avait que 2 camps : « ceux qui sont bons en langues » et les autres.

 

Pour débloquer son oral en anglais, il faut se réconcilier avec soi-même

 

S’il vous est dorénavant interdit de dire que « vous êtes nul en langues », il n’est pas non plus question de vous mentir à vous-même.

 

Par exemple, la timidité est un trait de caractère, pas une fatalité. Le secret, c’est de la dépasser en travaillant sur vos objectifs linguistiques. Plus facile à dire qu’à faire, n’est-ce pas ? Éliminez tout rapport malsain avec votre passé, et accrochez-vous. Votre détermination et votre objectif vous feront déplacer des montagnes : ce sont vos superpouvoirs !

 

Dans sa masterclass, le co-fondateur de MosaLingua nous avoue qu’il n’est pas naturellement doué pour différencier les accents et qu’il a mis du temps à entendre la différence entre les sons « AIN » et « AN ». Comme tout le monde, vous avez vos propres difficultés, mais vous savez où vous devez plus travailler pour réussir. Se fustiger ne sert à rien, il faut simplement se concentrer sur les points d’amélioration et avancer avec un esprit positif.

 

Il n’y a évidemment pas de secret, pour parler une langue étrangère, il ne suffit pas de lever chaque blocage mental, il faut aussi travailler au quotidien, se créer une routine et se montrer IN-DUL-GENT envers vous-même !

 

Réussir à apprendre l’anglais : trouver son « pourquoi » pour garder sa motivation !

 

Pourquoi vous voulez apprendre cette langue étrangère ? Cette question semble simple. En vérité, la réponse est beaucoup plus profonde et puissante que vous ne l’imaginez ! Luca nous raconte sa propre construction de son « pourquoi ». Il a galéré à apprendre l’anglais à l’école, il pense qu’il n’est pas fait pour les langues.

 

Le destin se charge de le contredire : Luca obtient une bourse ERASMUS pour étudier un an en France. Son objectif était simple : apprendre les bases du français en 6 mois. Pourquoi ? Pour profiter à fond de son programme ERASMUS. S’il n’avait pas eu ce « pourquoi », Luca aurait pu se faire une raison et ne pas partir. Il serait passé à côté de nombreuses rencontres et expériences qui changent une vie ! Par la suite, Luca raconte que son « pourquoi », c’est de découvrir de nouvelles cultures, de faire des voyages épanouissants et de rencontrer des gens passionnants.

 

Et vous, votre « pourquoi », c’est quoi ? Décrocher la promotion dont vous rêvez ? Vous sentir enfin à l’aise quand vous devez parler anglais parmi vos collègues ? Partager avec un membre de votre famille qui ne parle pas français ?

 

Le « pourquoi » déverrouille un blocage mental dans l’apprentissage d’une langue, car il vous permet de garder le cap sur votre objectif et d’entretenir la motivation quand vous avez une petite baisse de régime. Selon Luca (et je partage complètement cette belle image), la motivation est le carburant pour le voyage qu’est l’apprentissage d’une langue. Ce « pourquoi » permet de relancer puissamment la motivation !

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vaincre ses blocages pour parler une langue

 

Blocage n°2 à l’apprentissage d’une langue étrangère : le perfectionnisme

 

Si on vous dit « erreur », vous le classez dans la catégorie des mots positifs ou négatifs ? Je discute avec de nombreux élèves perfectionnistes qui veulent parler une nouvelle langue dans l’objectif ultime (et irréalisable !) de faire un sans-faute. Et finalement, quand ils voient la liste des erreurs relevées, ils se démoralisent.

 

Faire des erreurs : le passage obligé pour progresser en anglais

 

Nous avons été éduqués dans l’interdiction de faire des erreurs. Arrêtez de vous censurer ! Tout échec est en vérité un point de départ vers une amélioration. Ce n’est ni un mal ni le signe qu’on doit arrêter les efforts.

 

Luca Sadurny nous montre que les fautes sont un outil pour s’améliorer, en particulier à l’oral. La bonne démarche, quand quelqu’un signale vos erreurs, c’est de les accepter et de partir de ces constatations pour progresser.

 

La perfection n’existe pas, même dans sa langue maternelle

 

Comme le souligne si bien Luca dans la masterclass, sa langue « maternelle », ça se rapporte à la mère, on ne pourra jamais la remplacer ou l’égaler ! D’ailleurs, en tant que francophones, nous faisons tous des fautes de français au quotidien (#sijauraissujauraipasvenu). Il faut être académicien pour être irréprochable en français (et encore) ! Du coup, pourquoi devrait-on chercher la perfection dans une langue étrangère ?

 

Non seulement les fautes sont bénéfiques pour le progrès, mais elles sont carrément indispensables : même des bilingues de niveau C1 font des fautes, et c’est NOR-MAL. Allez, on respire un bon, on déculpabilise et on repousse la censure. L’erreur doit devenir votre amie, elle est un point de repère qui vous permettra de mieux parler demain ! On décomplexe à fond sur ce sujet dans le Marathon d’Anglais, et ÇA FAIT DU BIEN !

 

Blocage mental n°3 pour apprendre l’anglais ou une autre langue : la peur du jugement

 

En général, on apprend une nouvelle langue pour communiquer. Fatalement, vous allez devoir confronter votre niveau à quelqu’un d’autre : c’est d’ailleurs tout l’objectif ! Pour dépasser la peur du jugement, voici quelques astuces à mettre en place dès maintenant dans votre routine de conversation !

 

Personne n’est « nul en langues » : il faut croire en ses capacités !

 

Notre cerveau est programmé pour nous trouver des excuses quand on souhaiterait apprendre une nouvelle compétence : « les langues c’est pas pour moi », « je suis trop vieux », « je n’ai pas le temps », etc.

 

Certains apprennent de nouvelles langues à 50, 60, 70 ans ! Quel que soit votre âge, votre nationalité, votre situation familiale ou votre passé avec les langues, vous êtes CA-PA-BLE. La seule chose qui vous empêche de parler anglais dans 6 mois, c’est votre cerveau. Arrêtez de penser, passez à l’action !

 

Envisager la bienveillance de ses interlocuteurs natifs

 

Dans votre recherche de partenaires linguistiques, c’est comme dans la vraie vie ! Vous tomberez sur des gens admiratifs et bienveillants, comme vous tomberez sur d’autres qui se moqueront de vous : c’est une question de chimie !

 

On peut être frustré dans une conversation car on n’arrive pas à exprimer exactement notre pensée et ses subtilités. Ce n’est pas votre pensée qui est limitée et jamais la personne en face ne pensera que vous êtes bête, bien au contraire.

 

Faire preuve d’auto-dérision en dédramatisant ses erreurs

 

Nous avons abordé le sujet plus haut, faites des erreurs vos amies. Quant à ceux qui se moquent de votre accent ou de votre nationalité… RIEZ ! Vous allez inverser toute l’énergie de l’échange et cette auto-dérision vous montrera sympathique et ouvert d’esprit. C’est statistique : plus vous aurez de conversations avec des personnes différentes, plus vous aurez de chances de tomber sur quelqu’un qui n’est pas dans un esprit constructif.

 

Éliminez-les rapidement de votre vie pour vous épargner du temps à discuter avec d’autres ! Et si vous recevez des moqueries, désamorcez l’ambiance en plaisantant. Pour Luca, son accent et sa prononciation l’aident à briser la glace, faites de vos petites failles une grande force ! Dédramatisez vos erreurs et partagez un bon moment plutôt que de vous vexer.

 

pourquoi la psychologie est importante pour parler anglais

 

Blocage psychologique n°4 pour parler une nouvelle langue : la peur de l’imprévu

 

En tant qu’humain, on est rassuré quand on peut anticiper. Vous savez quoi ? Il est absolument primordial de dépasser cette peur de l’imprévu pour pouvoir progresser. Ce blocage mental dans l’apprentissage d’une langue a la dent dure.

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C’est quoi le PIRE qui puisse arriver quand on parle avec un natif ?

 

Si vous avez peur des conséquences (bien qu’elles ne soient jamais apocalyptiques), posez-vous la question suivante : « qu’est-ce qui peut m’arriver de PIRE si la personne en face ne me comprend pas ? ». Au pire, il y a un blanc, une gêne. Si cela vous angoisse, préparez des phrases SOS (« est-ce que vous pouvez répéter s’il vous plaît ? ») qui vous sortiront de ces situations inconfortables.

 

Sortir de sa zone de confort : la condition sine qua non pour progresser en langues

 

Comme on dit : « la peur n’évite pas le danger ». Vous serez forcément face à des imprévus puisque la conversation s’inscrit dans le présent, l’échange spontané. Si vous êtes vraiment motivé à briser vos blocages mentaux pour parler une nouvelle langue, vous vous imposerez ce défi et dépasserez cette peur de l’inconnu. Sortir de sa zone de confort, c’est la seule manière de progresser en langues !

 

Si le fait d’échanger avec un natif vous angoisse, allez par étapes : parlez-vous à vous-même, puis téléphonez pour prendre des renseignements sur quelque chose dont vous n’avez pas vraiment besoin (les horaires d’une pièce de théâtre que vous ne comptez pas aller voir par exemple). Plus vous construirez cette confiance en vous et votre potentiel, moins vous aurez de barrières pour parler avec un natif en visio ou en vrai.

 

Les conseils bonus d’un polyglotte pour neutraliser chaque blocage mental dans l’apprentissage d’une langue

 

Maintenant que vous savez comment prendre confiance en soi, que vous avez prévu de revoir vos exigences envers vous-même, que vous avez compris que le jugement et l’inconnu font partie de ce voyage formidable, voici quelques conseils supplémentaires pour vous aider à passer à l’action !

 

Se concentrer sur le processus, pas le résultat : “Focus on the process, not the income

 

Pour progresser dans une compétence, on peut se calquer sur un modèle. À la seule différence qu’il ne faut pas juste l’admirer ou se dire qu’on ne fera jamais aussi bien. Justement, placez cette personne en objectif vivant ! Questionnez- la sur son parcours, ses techniques, ses expériences…

 

Pensez toujours que votre modèle a fourni énormément de travail pour en arriver là où il est. Ne vous arrêtez pas à l’effet « WOW » des résultats, préparez-vous à fournir les mêmes efforts en vous disant que si cette personne y est arrivée, vous y arriverez aussi. La discipline est extrêmement importante dans votre réussite.

 

S’inspirer du point fort des polyglottes : ils passent à l’action (parce qu’ils connaissent le chemin)

 

Pourquoi a-t-on l’impression que les polyglottes ont un don naturel ? Tout simplement parce qu’ils connaissent le chemin à emprunter ! Ils se donnent le temps de réussir et ils sont conscient que les résultats viendront si le travail fourni est constant.

 

Sachez que les polyglottes connaissent les mêmes blocages psychologiques que tout le monde ! Ils ont simplement les clefs pour les neutraliser et continuer à avancer. Les personnes qui parlent plusieurs langues ne possèdent pas forcément une intelligence au-dessus de la moyenne : ils pratiquent intensément.

 

La discipline est une clé ultime pour parvenir à n’importe quel objectif. Lorsque vous aurez, vous aussi, surmonté chaque blocage mental dans l’apprentissage d’une langue et que vous vous tiendrez à une routine quotidienne de 15 minutes, vous parviendrez aux mêmes résultats !

 

Si vous avez déjà essayé d’apprendre une nouvelle langue sans réussir, ne lâchez rien, il suffit, comme le souligne Luca Sadurny, qui est présent aussi sur le blog de MosaLingua, de changer de recette !

 

S’appuyer sur des ressources solides et efficaces pour surpasser ses blocages psychologiques

 

Surmonter ses propres blocages psychologiques, se tenir à une routine stricte de 15 minutes par jour, garder la motivation… Tout cela peut paraître compliqué à mener de front ! Ce qu’il vous faut alors, c’est un coach de langues et des ressources complémentaires pour savoir exactement où vous allez.

 

Je parle très souvent de MosaLingua comme l’une de mes ressources-clés quand je veux apprendre une nouvelle langue. Luca Sadurny et son équipe sont particulièrement actifs sur YouTube et sur leur blog. Ils répondent aux questions et sont particulièrement pédagogues dans leur approche, qu’ils basent sur l’oralité dans l’apprentissage.

 

Vous voulez être accompagné par des défis stimulants au quotidien pour marquer chaque étape de votre apprentissage ? Le Marathon d’Anglais vous permet d’accéder à un accompagnement bienveillant et au coaching anti-scolaire dont vous avez besoin. Et justement, la première étape de notre formation, c’est de débloquer votre oral et de dire bye-bye aux croyances limitantes qui sabotent votre volonté. Cliquez sur l’image ci-dessous pour tout savoir du Marathon d’Anglais !

 

 

présentation du marathon d'anglais

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